décembre 06, 2021

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Le Medef Mayotte reçu au ministère de l’Outre-Mer

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9h40 – Mercredi dernier, une délégation du MEDEF MAYOTTE composée de la Présidente Carla BALTUS et de Michel TAILLEFER a été reçue par le Directeur de Cabinet Mr GUSTIN Philippe, au passage ancien sous-préfet de Mayotte au début des années 2000.
Les Conseillers CARMIER, BLANCHARD et LHERBIER ont pu répondre précisément aux questions sociales et économiques.

Voici quelques sujets abordés dont principalement celui des dettes du SMEAM:

“Le SMEAM doit au moins 32 millions d’euros à de nombreuses entreprises depuis 4 ans. Les chantiers sont tous livrés et malgré de multiples relances, les dettes s’accumulent. Même les plus grands groupes sont touchés et mettent tout en œuvre pour payer leurs propres dettes notamment celles de leurs sous-traitants non sans difficultés. Le MEDEF MAYOTTE a tenu à alerter le gouvernement que cette situation préoccupante ne pouvait durer car elle risque d’ augmenter les difficultés économiques des entreprises mahoraises des plus grandes aux plus petites périphériques. Comment investir et se projeter avec autant de dettes ? Comment peut on faire miroiter un plan de relance pour l’outre-mer dont Mayotte si on ne règle pas ces 32 millions de dettes du SMEAM ?” a ainsi interrogé le Medef

Réponse : une subvention annuelle de 11 millions d’euros programmée et issue du plan de relance couplée à de l’emprunt doit être consacrée à rembourser en priorité cette dette selon le MEDEF MAYOTTE qui constate que la population augmente chaque année avec les besoins en eau, que le prix de l’eau est un véritable sujet et qu’il faudra à ce titre des forages, une usine de dessalement avant de voir naître la troisième retenue collinaire.

“Le gouvernement doit apporter les moyens à la nouvelle gouvernance du SMEAM de régler rapidement cette dette fournisseurs. Bien conscient que ce sont les élus locaux qui gèrent cet EPCI, le MEDEF MAYOTTE juge que l’État y aura un rôle salvateur et majeur” résume la délégation du patronat mahorais qui soutient l’ensemble de ces entreprises et suivra ce dossier jusqu’à l’apurement de leurs dettes au sein de cette collectivité.

Mais d’autres sujets ont encore été évoqués, notamment sur la formation professionnelle.
“Les besoins en main d’œuvre doivent être anticipés dans les secteurs du BTP, des services, de la pêche,… .
Il faut donner envie aux jeunes diplômés de revenir sur leur île. Les institutions et partenaires doivent jouer le jeu et répondre aux besoins des demandeurs d’emplois, salariés et des entreprises” affirme le Medef.

La convergence sociale a longuement été abordée.
“Les syndicats de salariés aspirent à plus de droits et les entreprises ne pourront survivre aux tensions sociales sans l’accompagnement de l’Etat. Il faut prévoir plus d’exonérations de charges sociales dans un avenir proche tout en maintenant le CICE. Il faut un calendrier des minimas sociaux pour donner de la visibilité à la population ( RSA, retraites et diverses allocations non assujetties aux cotisations sociales).
Les mahorais ne doivent pas être pénalisés par l’attractivité mise en avant constamment lorsque l’on parle de convergence sociale. Les textes législatifs doivent être adaptés pour Mayotte et une étude d’impacts est vitale pour l’application du code de la sécurité sociale” revendiquent les patrons qui deuis des années prônent la progression sociale.

Bien évidemment et c’est malheureusement d’actualité, la problématique de l’INSÉCURITÉ a fait partie de la liste des échanges.
“Les efforts du GAO et de la PAF seuls ne peuvent suffire. La délinquance des mineurs est un sujet sensible auquel il faut trouver une réponse judiciaire adéquate. Cette violente insécurité pèse lourdement et efface tout espoir de qualité de vie aux citoyens. Aucun lieu n’est épargné, les entrepreneurs sont désemparés et ne savent plus comment protéger leurs salariés, leur famille et eux-mêmes” martèle le Medef qui emboite ainsi le pas du CMEM.

Enfin, et c’est aussi d’actualité, l’accord de branche des transports scolaires dont le MEDEF MAYOTTE est signataire a retenu toute l’attention du Ministère de l’outre-mer. Cet accord permet aux salariés de conserver leur emploi quelques soient les nouveaux attributaires des marchés à venir.
“Cet accord a sans aucun doute évité une des pires crises qu’aurait pu connaître Mayotte depuis 2011 et 2018” déclare soulagé le patronat soulignant indirectement le travail du préfet délégué du gouvernement.

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