A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui. Le sud de Mayotte brûle. Quinze feux simultanés mobilisaient lundi soixante pompiers, douze véhicules, des drones et un hélicoptère. Sur le mont Bénara, 50 à 60 hectares de forêt ont déjà disparu. Au-delà des flammes, l’érosion des sols menace les terres agricoles et accélère l’envasement du lagon. Les Naturalistes réclament l’interdiction des feux de végétation jusqu’à fin décembre.
Les opérateurs nautiques ont bloqué les barges pendant plusieurs heures. Ils ont levé leur mouvement après avoir obtenu une réunion avec Ben Issa Ousseni, mais attendent des engagements sur les pontons d’urgence et la sécurisation des installations.
Le journal alerte aussi sur les retards de paiement des marchés publics. À Mayotte, le délai moyen atteint 74,5 jours dans le secteur public local, contre un plafond de 30 jours. Les entreprises peuvent réclamer des intérêts moratoires et une indemnité de 40 euros.
Côté santé, le diabète toucherait 15 % des adultes et progresserait souvent sans symptôme. Dix-huit pharmacies proposent un dépistage gratuit en novembre. La prison de Majicavo, proche de 250 % d’occupation, reçoit aujourd’hui le directeur de l’administration pénitentiaire, alors que le second établissement se fait attendre. Enfin, Régis Chancel prend la tête d’EDM, tandis qu’à Chirongui, l’enlèvement et le passage à tabac d’un homme par un groupe armé illustrent la violence du quotidien.






