Depuis samedi, les feux de végétation se multiplient au sud de l’axe Bandrélé-Sada. Neuf départs de feu ont été traités simultanément samedi, treize dimanche et quinze ce lundi. Au mont Bénara, 50 à 60 hectares de forêt sont partis en fumée en seulement deux jours, ce week end.
À Poroani, les flammes ont progressé près du village. À Bouéni, le feu qui menaçait la lisière des zones habitées dimanche a été maîtrisé, mais une reprise a été signalée aujourd’hui lundi, plus loin dans la forêt, les pompiers sont en train de travailler à l’éteindre.
Plusieurs causes sont évoquées : des brûlis destinés à préparer les plantations après les pluies récentes dans le cadre de l’agriculture vivirère, mais aussi, selon des témoignages, des défrichements par le feu pour ouvrir des cultures sans droit sur les terrains. Les vents du week-end ont favorisé des propagations incontrôlables. La piste d’actes malveillants est également envisagée. En redescendant du mont Bénara, des pompiers ont fait fuir des personnes qui semblaient tenter d’allumer un autre feu dans la vallée.
Au-delà des surfaces brûlées, ces incendies fragilisent les sols. Privée de végétation, la terre est davantage exposée aux pluies et au ruissellement. Emportée vers les ravines puis le lagon, elle contribue à son envasement et menace les coraux et les herbiers.
Chaque nouveau feu compromet ainsi la régénération des milieux, la fertilité des terres et leur capacité à retenir l’eau. Les dégâts continuent après les flammes.






