Un Mahorais de 29 ans est mort après des violences et une chute du troisième étage de son immeuble à Dijon. Deux personnes ont été mises en examen. Son corps a été rendu à sa famille le 19 octobre. Un départ vers Mayotte serait prévu samedi, pour une inhumation dimanche à M’tsamoudou, sur la commune de Bandrélé, selon les informations recueillies.
C’est à Mayotte que devrait être enterré le jeune Mahorais de 29 ans mort après les violences survenues rue d’Auxonne, à Dijon. Selon les informations recueillies, son corps a été rendu à sa famille lundi 19 octobre. Le départ serait prévu samedi 24 octobre, pour une inhumation dimanche 25 octobre à M’tsamoudou, dans la commune de Bandrélé. Ce calendrier reste à confirmer.
Les faits remontent au lundi 5 octobre. Le jeune homme avait été découvert inconscient au pied de son immeuble, après une chute du troisième étage. Il avait succombé à ses blessures quelques jours plus tard. L’enquête s’est orientée vers une piste criminelle : des traces de lutte et de sang avaient été constatées dans l’appartement. Les policiers ont recherché les circonstances des violences précédant la chute.
Trois personnes ont été interpellées le 12 octobre à Saint-Étienne, dans la Loire, avant d’être placées en garde à vue à Dijon. Deux d’entre elles, un homme et une femme en couple, ont été déférées à un juge d’instruction mercredi 14 octobre. L’homme a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire. La femme a été mise en examen pour complicité d’assassinat et placée sous contrôle judiciaire. La troisième personne interpellée a été mise hors de cause.
Selon les éléments rapportés par la presse locale, la femme mise en examen est l’ancienne compagne de la victime et l’homme est son nouveau compagnon. La jalousie figure parmi les pistes évoquées pour expliquer le passage à l’acte présumé. Les responsabilités de chacun et le déroulement précis des faits doivent encore être établis par l’instruction. Les deux personnes mises en examen restent présumées innocentes.
Pour la famille du défunt, une autre étape se prépare : le retour de son corps à Mayotte. La restitution de la dépouille permet d’organiser ce rapatriement, tandis que la procédure judiciaire se poursuit à Dijon. L’inhumation envisagée à M’tsamoudou doit permettre à ses proches de lui faire leurs adieux sur l’île.
Derrière le dossier criminel, c’est la vie d’un jeune Mahorais qui a été brisée à 29 ans. À Bandrélé, le prochain rendez-vous serait celui des obsèques, sous réserve de confirmation du transport.










