Le Département de Mayotte devra verser 23 858 euros en 2026 au groupement d’intérêt public France Enfance Protégée. Le montant de cette contribution obligatoire a été fixé par un décret publié vendredi 15 août au Journal officiel. Il est calculé en fonction de la population de chaque territoire, soit 338 208 habitants retenus pour Mayotte.
Au total, les départements et collectivités concernés financeront cette structure nationale à hauteur de 4,91 millions d’euros cette année. L’État doit apporter une contribution équivalente, France Enfance Protégée étant financée à parts égales par l’État et les départements.
Cette participation mahoraise sert notamment au fonctionnement du 119, le numéro national gratuit consacré aux enfants en danger ou risquant de l’être. La structure accompagne également les familles engagées dans une procédure d’adoption nationale ou internationale et traite les demandes des personnes souhaitant accéder à leurs origines personnelles.
Créé en janvier 2023, le groupement rassemble aussi l’Observatoire national de la protection de l’enfance et plusieurs conseils nationaux spécialisés. Il produit des études et des référentiels, diffuse les connaissances auprès des professionnels et contribue à l’élaboration des politiques publiques de protection de l’enfance.
La contribution de Mayotte finance donc un dispositif national dont les missions concernent directement le territoire, confronté à des besoins considérables en matière de protection et d’accompagnement des mineurs.





