La tension ne retombe pas entre les syndicats et la délégation gouvernementale présente à Mayotte. Dans un communiqué publié ce jeudi 27 août, l’intersyndicale dénonce le refus des ministres de recevoir directement les représentants des travailleurs. Alors que six membres du gouvernement se trouvaient sur le territoire, elle demandait qu’au moins l’un d’entre eux participe à la rencontre organisée avec le cabinet du Premier ministre.
Après deux heures d’attente, les organisations ont finalement refusé de prendre part à ce qu’elles qualifient d’« opération de communication gouvernementale », estimant qu’aucun dialogue réel ne leur était proposé. Elles dénoncent également les conditions de la mobilisation de la veille, durant laquelle des syndicalistes auraient été maintenus dans une « cellule à ciel ouvert » avant l’interpellation de l’un de leurs responsables.
L’intersyndicale affirme par ailleurs qu’un conseiller du Premier ministre s’était engagé à garantir un rassemblement libre et visible, place de la République. Selon elle, les manifestants ont pourtant été cantonnés dans un espace réduit et strictement encadré.
Au cœur de la colère figurent notamment l’indexation des salaires, la convergence sociale et l’alignement des droits. Les syndicats rappellent demander depuis le 21 mai l’ouverture de véritables négociations. Ils ne veulent désormais plus de « promesses générales » et réclament des décisions immédiates, un calendrier précis ainsi que des engagements datés et vérifiables. L’intersyndicale promet de rester mobilisée jusqu’à l’ouverture de discussions qu’elle juge réelles et loyales.







