Saïd Omar Oili dénonce le calendrier du « rideau de fer » promis à Mayotte par Gérald Darmanin en février 2024. Selon le sénateur, l’appel d’offres du ministère de l’Intérieur conforte l’expression de « rideau de fumée » employée à l’époque.
Le marché ne porte pas encore sur l’achat de radars, de drones ou de moyens nautiques. Il vise à recruter une assistance chargée de redéfinir la détection et l’interception des kwassas. Saïd Omar Oili relève que le cahier des charges prévoit une détection une heure trente avant l’arrivée, alors que ces embarcations sont de très petites cibles, parfois masquées par la houle. Il rappelle aussi que Chido a détruit l’essentiel des équipements maritimes concernés.
Mais c’est surtout la durée du marché qui nourrit sa critique. Les candidatures sont attendues avant le 6 octobre 2026. La conception durera neuf mois. Deux phases optionnelles sont ensuite prévues : 24 mois pour sélectionner les industriels et jusqu’à 51 mois pour suivre le déploiement.
En additionnant ces délais et en retenant une attribution fin 2026, Saïd Omar Oili projette un achèvement vers la fin de 2034, dix ans après l’annonce. Cette échéance reste théorique : les deux dernières phases ne sont pas garanties et l’achat des équipements n’est pas encore programmé. Pour le sénateur, cette lenteur confirme que le « rideau de fer » reste un « rideau de fumée ».







