Les candidats à l’élection présidentielle de 2027 devront se prononcer sur les urgences concrètes de Mayotte. L’Association des maires a préparé un manifeste intitulé « Le quotidien d’abord », qui sera remis à chaque candidat déclaré et aux formations politiques venant sur le territoire.
Les élus ont volontairement écarté les grands équipements dont les effets ne seront visibles que dans dix ou quinze ans. Sans remettre en cause leur nécessité, ils veulent privilégier quatorze chantiers capables d’améliorer rapidement la vie des habitants.
Le manifeste porte notamment sur l’errance canine, le recensement, les routes, l’éclairage public, les transports maritimes, la santé mentale, l’eau, l’école, la pêche, l’agriculture, l’insertion des jeunes, les entreprises et la lutte contre les bidonvilles. Chaque chapitre présente un constat, les conséquences de l’inaction, les mesures réclamées à l’État et les engagements que les communes sont prêtes à prendre.
Parmi les propositions figurent la création de fourrières intercommunales, deux lignes maritimes avant fin 2028, des équipes mobiles de psychiatrie, un prix plafond pour l’eau conditionnée ou encore le versement rapide des subventions déjà accordées.
Les candidats devront répondre par écrit à chacune des quatorze demandes : engagement retenu, accepté sous réserve ou écarté. Les maires souhaitent également les conduire sur le terrain et obtenir, après l’élection, une instance de suivi. Leur message est simple : Mayotte ne réclame pas de nouvelles promesses, mais des décisions capables de changer rapidement le quotidien.







