L’exaspération a débordé dans la nuit à Kahani. Un mineur, soupçonné d’avoir volé un téléviseur dans une mosquée, a été intercepté par des riverains. Le choix du lieu visé, un espace de prière, a provoqué une réaction d’une partie de la population.
Mais l’interpellation a rapidement tourné à la violence. Selon les éléments disponibles, l’adolescent a été molesté, puis attaché à un poteau par les habitants qui l’avaient attrapé. Les gendarmes sont intervenus et l’ont conduit au dispensaire afin qu’il reçoive des soins.
L’épisode témoigne d’une population qui refuse de rester passive face aux atteintes commises dans le village, plus encore lorsqu’elles touchent un lieu de culte. Il révèle une dangereuse rupture. Lorsque des habitants pensent devoir arrêter eux-mêmes un suspect, la frontière entre vigilance collective et vengeance devient fragile.
Le vol d’un téléviseur dans une mosquée suscite indignation et incompréhension. Il ne peut cependant justifier un passage à tabac ni le fait d’attacher un mineur à un poteau. Seules les forces de l’ordre peuvent procéder à une interpellation et seule la justice peut établir les responsabilités puis prononcer une sanction.
À Kahani, la rébellion des riverains contre le vol a envoyé un double signal : celui d’un ras-le-bol face aux atteintes aux biens, mais aussi celui d’une violence qui risque, à son tour, d’entraîner des poursuites.





