Le Medef Mayotte traverse une nouvelle zone de turbulences. Selon nos informations, le bureau transitoire chargé de préparer les élections de 2027 pourrait avoir été démis de ses fonctions. Une chargée de mission basée à La Réunion aurait repris la conduite du scrutin.
Cette version n’est pas confirmée. D’autres sources assurent que le bureau reste en place, mais que le Medef national lui aurait demandé d’accélérer la mise en place de ce scrutin. Dans les deux cas, la gouvernance locale apparaît fragilisée, près de dix-huit mois après les tensions liées au renouvellement des instances.
Cette crise intervient au plus mauvais moment ! L’ancien Premier ministre Édouard Philippe, candidat à la présidentielle est attendu dans le département ce week-end, avant la visite du Premier ministre la semaine prochaine. Le monde économique doit profiter de ces déplacements pour défendre ses priorités.
Les entreprises réclament un renforcement des allègements de cotisations sociales de la Lodeom, sur le modèle de la Guyane, afin de soutenir la reconstruction et la relance. Elles redoutent qu’une convergence sociale trop rapide augmente le coût du travail, tandis que les syndicats exigent l’alignement immédiat du Smic, des retraites et des droits sociaux.
Dans ce débat, l’absence d’une voix forte du Medef Mayotte pourrait pénaliser les entreprises. Reste à savoir maintenant qui prendra la tête de l’organisation et parviendra, enfin, à rassembler le patronat mahorais.





