Le trajet scolaire a basculé dans la violence, mercredi 4 novembre, au pôle d’échanges de Dzoumogné, dans la commune de Bandraboua. A la mi-journée, une dizaine de jeunes sont montés dans un bus et s’en sont pris à des élèves. Au moins trois victimes ont été dénombrées rapportent les témoins. L’une a reçu deux coups de couteau dans le dos, une autre un coup de ciseaux à l’avant-bras. Leurs blessures sont légères. Un troisième élève a été blessé au mollet lors d’un caillassage de l’autocar…. Il s’agit là des témoignages, d’autres blessés sont envisageables.
Selon les témoins, deux mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue par les gendarmes. Ces faits rappellent combien le transport scolaire peut devenir un espace d’exposition à la violence pour des élèves qui cherchent simplement à rentrer chez eux.
Dans ces autocars voyagent aussi des sixièmes, des enfants de 10 à 11 ans. Voir surgir un groupe, assister à des coups, comprendre que des armes circulent : autant de scènes particulièrement angoissantes à cet âge. La gravité d’une agression ne se mesure pas seulement aux blessures qu’elle laisse. Elle tient aussi à la peur imposée aux autres passagers.
La violence s’invite encore et toujours dans les cars des enfants

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