À Mayotte, il n’est pas nécessaire de parcourir une grande distance pour tomber sur une voiture abandonnée au bord d’une route, une carcasse rouillée dans un village ou un véhicule qui termine lentement sa vie au milieu des herbes. Certaines épaves restent là pendant des mois, voire des années, comme si l’espace public était devenu une casse automobile à ciel ouvert.
Ce mardi, la commune de Pamandzi a fait enlever douze véhicules hors d’usage dans différents quartiers. Une initiative bienvenue, mais qui rappelle surtout une mauvaise habitude bien ancrée sur le territoire : celle de se débarrasser de sa vieille voiture en la laissant là où elle ne gênera plus son propriétaire. Aux autres, en revanche, de supporter sa présence.
Car ces carcasses ne sont pas seulement disgracieuses. Elles encombrent les espaces publics, peuvent polluer les sols et deviennent parfois des dépotoirs. Sans compter les eaux stagnantes qui favorisent la prolifération des moustiques.
Le plus regrettable reste cette facilité avec laquelle certains abandonnent leur véhicule dans la nature, sans se préoccuper des conséquences. Pourtant, une voiture hors d’usage ne disparaît pas toute seule. Son enlèvement et son traitement ont un coût qui finit souvent par peser sur la collectivité. À Pamandzi, douze épaves ont disparu. Combien d’autres attendent encore dans les villages de Mayotte ?
Douze épaves en moins à Pamandzi, mais la lutte contre les véhicules abandonnés continue

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