La tension reste vive dans le secteur de l’éducation à Mayotte. Dans un communiqué publié le 24 avril, la FSU SNUipp dénonce un passage en force de la carte scolaire par la rectrice, malgré une opposition large des syndicats, des parents d’élèves et de nombreux élus.
Réuni le 23 avril, le Conseil de l’Éducation nationale de Mayotte s’est tenu dans un contexte de mobilisation persistante. Le syndicat alerte une nouvelle fois sur des conditions de travail en dégradation continue, marquées par des suppressions de classes, un manque de moyens et une absence de réponses adaptées aux besoins d’un territoire où de nombreux enfants restent sans solution scolaire.
Malgré les votes défavorables exprimés lors des précédents conseils, notamment les 30 mars et 7 avril, la carte scolaire a été maintenue. Une décision que la FSU SNUipp juge en décalage avec la réalité du terrain et vécue comme un déni de concertation.
Le syndicat évoque un « 49.3 éducatif », dénonçant une méthode imposée « sans majorité, sans écoute et sans réponse aux besoins ». Il appelle à la suspension de cette carte scolaire et à l’ouverture de véritables négociations.
Dans ce contexte, le mouvement de grève est reconduit pour la semaine prochaine, tandis que les actions de sensibilisation se poursuivent.










