Une violente altercation survenue le jour de l’Aïd à la mosquée de Kawéni continue de susciter de nombreuses interrogations. Un élu de Mamoudzou, plusieurs policiers municipaux et d’autres protagonistes ont été impliqués dans des affrontements ayant conduit certains aux urgences et d’autres en garde à vue.
Selon les premiers éléments recueillis, le différend pourrait être lié à des travaux envisagés au sein ou aux abords de la mosquée. Des représentants religieux auraient sollicité l’intervention d’un élu afin de réaliser certains aménagements. Il reste toutefois impossible de déterminer si ce dernier était présent en qualité d’élu ou dans le cadre d’une activité professionnelle dans le bâtiment.
Toujours selon nos informations, le terrain concerné appartiendrait à l’un des policiers municipaux impliqués dans les événements. Le refus présumé de réaliser les travaux demandés aurait provoqué une montée des tensions. Les échanges verbaux auraient rapidement dégénéré avant de laisser place à des affrontements physiques. Des bâtons et divers objets auraient été utilisés comme armes par destination. Plusieurs témoins décrivent une scène particulièrement confuse. Un policier municipal aurait été blessé en tentant de s’interposer. La situation se serait aggravée avec l’arrivée de proches de certains protagonistes.
Face à l’ampleur des violences, la Police nationale est intervenue. Au moins un blessé aurait été admis au CHM tandis qu’une plainte a été déposée. Plusieurs auditions sont actuellement en cours au commissariat de Mamoudzou.
Les enquêteurs cherchent désormais à établir précisément le rôle de chacun et les circonstances exactes des faits. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les gardes à vue se poursuivent et le silence reste la ligne de conduite des personnes impliquées dans cette affaire qui comporte encore de nombreuses zones d’ombre.











