Le ton monte entre la députée Anchya Bamana et le gouvernement sur le camp de migrants de Tsoundzou. Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’élue estime que les mesures annoncées jusqu’à présent ne répondent pas aux attentes des Mahorais.
« Cette réponse n’est pas à la hauteur de la situation. Les Mahorais ne demandent pas la sécurisation, ni la pérennisation de ce camp : ils exigent son démantèlement définitif », écrit-elle. Selon la députée, « sécuriser un camp illégal revient, dans les faits, à organiser son maintien et à accepter que Mayotte demeure le réceptacle de l’impuissance migratoire de l’État ».
Anchya Bamana réclame « de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour démanteler totalement le camp de Tsoundzou, empêcher toute réimplantation sur un autre terrain et procéder à l’éloignement effectif des personnes qui ne disposent d’aucun droit au séjour ». Elle demande également au ministre de lui communiquer un calendrier précis des opérations envisagées, estimant que « le temps des discours est terminé. Celui de l’action immédiate est venu ».
La députée est allée plus loin encore dans sa critique de l’action gouvernementale : « Il n’a aucune volonté de démanteler ce camp. Le gouvernement attend une révolte du peuple. J’aurais suffisamment avisé, pour éviter les événements de janvier 2024 avec le camp de Cavani », a-t-elle écrit. Une déclaration qui illustre la tension persistante autour du camp de Tsoundzou et de sa gestion par les pouvoirs publics.







