Une expertise psychiatrique qui ne peut pas être réalisée et, derrière, un procès qui doit attendre. Le tribunal s’est une nouvelle fois retrouvé confronté aux difficultés d’accès à certains spécialistes à Mayotte, à l’occasion d’une affaire remontant au 14 mars 2026.
Ce jeudi, le prévenu, absent de l’audience, devait répondre d’un vol de téléphone avec violences sur une jeune fille mineure, présente devant le tribunal. L’homme fait l’objet d’une mesure de protection. « C’est quelqu’un qui est considéré comme n’ayant pas toutes ses capacités », a expliqué la présidente à la victime.
Dans ce dossier, une expertise psychiatrique est nécessaire avant que la justice puisse se prononcer. Mais le médecin chargé de ces examens a quitté Mayotte et sa remplaçante est actuellement en vacances. Son retour sur le territoire ne serait pas prévu avant octobre. Une situation qui bloque directement la procédure. « On ne va pas pouvoir juger le dossier », a constaté la présidente.
L’audience a également fait apparaître une incertitude concernant les mesures de sûreté, dont le délai arrivait à son terme. « Il me semble que vous pouvez maintenir la mesure de sûreté », a-t-il été avancé. « On va chercher », a répondu le tribunal, avant de vérifier les possibilités juridiques.
Faute d’expertise psychiatrique, l’affaire a finalement été renvoyée au mois de novembre. Un délai qui doit permettre la réalisation de cet examen indispensable avant que le prévenu puisse être jugé.





