A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui. La visite de Sébastien Lecornu domine cette édition. Face aux retards de la reconstruction, le Premier ministre promet de replacer les maires au cœur des décisions, de suivre chaque mois l’avancement des projets et de rendre irréversibles plusieurs grands chantiers. Reste à savoir si ces annonces seront, cette fois, suivies d’effets.
Sur l’immigration clandestine, l’État veut agir sur toute la chaîne migratoire, mieux coordonner ses services et moduler une partie de l’aide au développement selon la coopération des pays d’origine. L’armée doit aussi renforcer la surveillance maritime avec des radars, des drones, des navires et des légionnaires installés à Mtsamboro. Une nouvelle opération Kingia est annoncée dès l’automne, après plus de 500 interpellations au printemps. Estelle Youssouffa dénonce toutefois une visite de communication et des promesses recyclées.
Le climat social s’est tendu avec l’interpellation du syndicaliste Rivo Rakotondravelo, soupçonné d’avoir frappé un gendarme, ce qu’il conteste. La CGT dénonce une atteinte aux libertés syndicales. Le journal revient également sur l’arrivée de deux kwassas à Grand Moya, le drame conjugal mortel survenu à Koungou et l’incendie d’un bus scolaire à Poroani. Enfin, un nouveau parcours d’insertion sans prérequis doit aider les plus précaires à reprendre progressivement le chemin de l’emploi.







