La CGT Mayotte fait part de sa « profonde indignation » après l’interpellation, mercredi 26 août, de Rivo Rakotondravelo, secrétaire départemental de la FSU-SNUipp 976. Le responsable syndical participait à la mobilisation organisée à l’occasion de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Dans un communiqué, l’organisation demande aux autorités de préciser publiquement les motifs, les circonstances et le fondement juridique de cette interpellation. Elle estime que les représentants des travailleurs doivent pouvoir porter leurs revendications sans être tenus à distance ni interpellés.
La CGT rappelle que les syndicats mahorais réclament depuis plusieurs années l’égalité sociale, l’égalité des droits et le respect des engagements pris envers Mayotte. Elle juge contradictoire que le Premier ministre affirme vouloir écouter le territoire et dialoguer avec ses forces vives alors qu’un responsable syndical est interpellé durant sa visite.
Le syndicat dénonce des « méthodes d’un autre temps » et refuse ce qu’il qualifie de « concertations de façade ». Il affirme que les libertés syndicales et le droit de manifester doivent être garantis à Mayotte comme sur le reste du territoire national.
La CGT apporte son soutien à Rivo Rakotondravelo, à la FSU-SNUipp 976 et aux militants mobilisés. Elle demande au Premier ministre de s’expliquer sur les conditions d’organisation de sa visite et assure que les syndicats mahorais ne se laisseront « ni intimider ni réduire au silence ».







