C’est un nouveau coup d’arrêt pour la seconde prison promise à Mayotte. Selon nos informations, le terrain qui avait été fléché pour accueillir le futur établissement pénitentiaire n’est désormais plus disponible. Le projet revient donc à la case départ, avant même le lancement des études et des travaux.
Ce revers intervient alors que Sébastien Lecornu vient de réaffirmer l’importance de cet équipement. Dans son courrier adressé aux maires et largement diffusé dans la population avant sa visite à Mayotte, le Premier ministre présente la seconde prison comme une priorité de l’État.
Annoncé dès 2022 pour répondre à la saturation chronique du centre pénitentiaire de Majicavo, le projet semblait pourtant avoir progressé. En février dernier, le garde des Sceaux avait indiqué que deux terrains avaient été identifiés et évoqué la création rapide de 250 à 300 places supplémentaires.
La perte du site fléché oblige désormais les services de l’État à reprendre les recherches foncières. Il faudra ensuite sécuriser juridiquement le nouveau terrain, réaliser les études et arrêter le financement avant d’envisager le premier coup de pioche.
Pendant ce temps, les personnels pénitentiaires continuent de travailler dans des conditions particulièrement difficiles, au sein d’un établissement confronté à une très forte surpopulation carcérale. La visite du Premier ministre devra donc permettre de répondre à une question simple : où cette seconde prison sera-t-elle construite ? Sans terrain ni calendrier précis, cette priorité réaffirmée risque de rester une nouvelle promesse sans traduction concrète.







