Une plantation clandestine d’environ deux hectares a été découverte lundi 24 août, à Mgnambani. Des tomates, du manioc et des piments y étaient cultivés en dehors des circuits agricoles déclarés rapportent les riverains parfaitement au fait de la situation et satisfait que les gendarmes découvrent le pot aux roses.
À l’arrivée d’une patrouille, plusieurs personnes présentes sur le site ont pris la fuite sans pouvoir être retrouvées selon les témoignages. Une partie des cultures a été détruite. Du matériel auraient également été emmenés par les gendarmes.
Cette découverte rappelle les dangers de l’agriculture illégale à Mayotte. Ces exploitations occupent des parcelles sans autorisation, au détriment des propriétaires et des professionnels disposant d’un droit d’usage régulier. Elles accentuent ainsi la pression sur un foncier agricole déjà rare.
L’absence de déclaration empêche également de connaître l’origine des produits, les conditions de culture et les traitements utilisés. Sans traçabilité ni contrôle, aucune garantie ne peut être apportée sur la qualité sanitaire des fruits et légumes susceptibles d’être commercialisés.
La présence de produits phytosanitaires pose aussi la question du respect des dosages et des délais avant récolte. Une mauvaise utilisation peut exposer les cultivateurs et les consommateurs, mais également contaminer les sols et l’eau.
Ces cultures créent enfin une concurrence déloyale envers les agriculteurs déclarés, qui paient leurs cotisations, supportent leurs charges et respectent les normes sanitaires. L’agriculture clandestine échappe à ces obligations tout en pouvant vendre ses produits sur les mêmes marchés.







