Ce mardi, au tribunal judiciaire de Mamoudzou, un jeune homme de 23 ans a été reconnu coupable de conduite sous stupéfiants, rébellion, outrage à gendarme et détention de cannabis. Une affaire née d’un simple contrôle routier à Koungou qui a rapidement dégénéré.
Le 15 octobre 2024, vers 17 heures, le prévenu est contrôlé à scooter par une patrouille de gendarmerie. Dans le coffre du deux-roues, les militaires découvrent 0,9 gramme de cannabis. « Le scooter ne m’appartient pas », affirme le jeune homme, se disant surpris par la présence du produit. Sauf qu’un test salivaire pratiqué dans la foulée se révèle positif au cannabis.
Lors de la fouille de sa sacoche par un gendarme mahorais, le prévenu aurait également proféré des insultes en shimaoré avant de refuser de se laisser interpeller. À l’audience, il minimise. Les propos tenus n’étaient selon lui qu’« une expression comme ça ». « Je n’ai pas souvenir », assure-t-il également. Une version qui convainc peu la présidente. « Vous l’avez reconnu en garde à vue », lui rappelle-t-elle.
Le gendarme visé explique dans le dossier que les militaires d’origine mahoraise sont régulièrement pris à partie dans l’exercice de leurs fonctions. Dans la salle, la sœur du prévenu assiste aux débats, en larmes. « Vous pensez que votre sœur est contente de vous ? », demande la magistrate. « Non », répond-il.
Pour la substitut du procureur, le prévenu « cherche des excuses » et « se dédouane de ses responsabilités ». Le jeune homme finit par s’excuser : « J’ai compris. Ça ne se reproduira plus. »
Le tribunal l’a condamné à 140 heures de travail d’intérêt général et à verser 250 euros au gendarme pour son préjudice moral. Il dispose de 18 mois pour exécuter sa peine, sous peine de risquer six mois de prison ferme.

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