L’affaire, jugée en l’absence du prévenu, avait des allures de scénario improbable. Poursuivi pour un vol aggravé commis le 8 octobre 2024 à Acoua et pour une évasion survenue deux jours plus tard à M’tsamboro, l’homme devait répondre d’une succession de faits aussi rapides qu’inattendus.
Selon le dossier, il s’était introduit dans une habitation, le visage dissimulé, avant de s’emparer d’un téléphone portable. Après le vol, il avait tenté de faire formater l’appareil dans un cybercafé afin de pouvoir l’utiliser. Mais son projet a rapidement tourné court. Le responsable de l’établissement, soupçonnant l’origine frauduleuse du téléphone, a alerté les forces de l’ordre.
Interpellé par les gendarmes de M’tsamboro, le prévenu a été placé en garde à vue. C’est alors que l’affaire a pris une tournure encore plus singulière. Après avoir demandé à se rendre aux toilettes, il aurait profité d’un moment d’inattention des militaires pour quitter les lieux et prendre la fuite. Il avait reconnu les faits de vol tout en tentant de les expliquer. « Je ne voulais faire de mal à personne. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma tête », avait-il déclaré. Concernant son évasion, il avait assuré ne pas savoir qu’il lui était interdit de partir. « Il commençait à faire nuit », avait-il expliqué aux enquêteurs.
La cavale aura toutefois été brève. Informé de la situation, son oncle l’avait amené à la police municipale. La substitut du procureur a requis six mois d’emprisonnement avec sursis pour le vol aggravé et une amende de 600 euros pour l’évasion. Le jugement a été mis en délibéré.
Après un vol, il s’évade de garde à vue à M’tsamboro avant d’être ramené par son oncle

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