Une nouvelle mobilisation du collectif des Femmes leaders s’est déroulée ce vendredi devant le port de Longoni. Une douzaine de manifestantes ont bloqué durant une trentaine de minutes l’entrée principale du site créant un embouteillage.
Sur place, plusieurs banderoles ont été déployées, dont l’une affichait : « L’EPIC, nous n’en voulons plus ». Les participantes entendaient exprimer leur opposition au projet de création d’un établissement public industriel et commercial (EPIC) pour assurer la gestion du port après la fin prochaine de la délégation de service public (DSP).
« On est là pour dire qu’on ne veut pas de l’EPIC parce qu’on ne sait pas ce qu’il se cache derrière. On veut que le port reste un port régional pour Mayotte. Nous ne voulons pas d’un grand port maritime », a déclaré la présidente du collectif des Femmes leaders, sans apporter davantage de précisions sur les motifs de cette opposition.
La mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochains jours. Les manifestantes annoncent déjà leur présence lors du conseil portuaire prévu le 15 juin ainsi qu’à l’occasion de la séance plénière du conseil départemental le 17 juin. « On sera là pour leur dire non », prévient-elle.
Cette contestation intervient alors que l’avenir de la gestion du port de Longoni demeure au cœur des préoccupations. Avec l’échéance prochaine de la DSP, la question de la continuité de fonctionnement de cette infrastructure stratégique pour l’approvisionnement de Mayotte reste posée. En l’absence d’une solution de gestion opérationnelle à temps, certains craignent une interruption de l’activité portuaire. « Que Ben Issa et le préfet se débrouillent pour que le port de Mayotte fonctionne, mais l’EPIC, nous n’en voulons pas », a lancé la présidente du collectif.










