la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, la menace Ebola ravive les angoisses autour de l’immigration clandestine et de la capacité de l’île à faire face à une crise sanitaire majeure. Dans le camp de Tsoundzou 2, où vivent près de 1 500 migrants africains dans des conditions précaires, la peur grandit face au risque d’introduction du virus. L’État et l’ARS assurent avoir renforcé la surveillance sanitaire, mais les annonces gouvernementales peinent à convaincre une population lassée des promesses sans résultats visibles. À l’Assemblée nationale, la députée Estelle Youssouffa a vivement interpellé le gouvernement, dénonçant l’absence de contrôles efficaces et réclamant des mesures d’urgence pour protéger Mayotte.
Autre dossier brûlant : l’eau. Les onze nouveaux dirigeants du syndicat Les Eaux de Mayotte héritent d’un défi colossal, celui de mettre enfin fin aux tours d’eau et de garantir une distribution continue sur tout le territoire. Dessalement, stockage, récupération des eaux de pluie : les attentes sont immenses.
Sur le plan social, le malaise grandit à la Direction des transports maritimes où des agents dénoncent des réorganisations vécues comme humiliantes. Dans le même temps, une étude de l’Insee révèle le retard considérable de Mayotte en matière de formation professionnelle : seuls 13 % des adultes ont suivi une formation en 2022.
Le journal revient aussi sur les difficultés du système de santé, entre évacuations sanitaires simplifiées, prise en charge des AVC et développement de la clinique Uhaju.











