Le contrôle mené mercredi dans un garage de Dembéni par les services de l’État et l’URSSAF a permis de révéler plusieurs infractions, notamment du travail dissimulé et l’emploi d’un étranger non autorisé à travailler. Cette opération du CODAF s’inscrit dans la lutte contre les fraudes économiques et sociales qui touchent le territoire.
Mais pour de nombreux habitants, ces contrôles doivent désormais être étendus à l’ensemble des garages clandestins présents à Mayotte. Car derrière les activités mécaniques illégales se cache aussi un problème environnemental majeur : la multiplication des véhicules hors d’usage abandonnés dans la nature.
Partout sur le territoire, des carcasses de voitures s’accumulent dans les ravines, au bord des routes ou dans des terrains vagues. Une partie importante de ces épaves proviendrait d’ateliers informels où les véhicules sont démontés sans véritable filière de traitement.
Le bidonville de Majimbini est régulièrement cité comme l’un des principaux centres de réparation automobile clandestine de Mayotte. Sur place, des dizaines de véhicules seraient réparés, stockés ou démontés dans des conditions illégales, avec des risques importants de pollution liés aux huiles usagées, batteries ou pièces mécaniques abandonnées.










