A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, l’actualité est marquée par une forte séquence judiciaire et sociale qui traverse le territoire. Dix ans après les faits, la justice a tranché dans l’affaire de l’agression d’une avocate à Mamoudzou. Théophane Narayanin, dit Guito, a été condamné à cinq ans de prison et a immédiatement fait appel, relançant un dossier emblématique.
À Paris, le procès du SIEAM se poursuit et dépasse largement le cadre pénal, mettant en lumière l’absence de vision politique durable dans la gestion de l’eau, ressource vitale pour Mayotte.
Sur le plan social, la grève chez Matis continue de perturber le transport scolaire. La direction affirme maintenir le dialogue tout en déployant un plan de continuité afin de limiter l’impact sur les élèves.
À l’approche des municipales, la FCPE interpelle les futurs candidats et réclame des engagements clairs sur la construction d’écoles, l’accès à la cantine et la scolarisation effective dès trois ans. Dans le même temps, les enseignants du premier degré annoncent un appel à la grève le 3 février pour dénoncer des conditions de travail dégradées.
L’actualité sécuritaire reste tendue, entre contrôles renforcés au quai Balou, faits divers nocturnes et actions de prévention dans les établissements scolaires. Côté société civile, le réseau interassociatif RIAM souffle ses deux ans et affirme sa volonté de répondre aux urgences sociales, notamment la faim et l’accès à l’eau. Enfin, l’économie tente de se relever : selon l’IEDOM, la reprise post-cyclone reste fragile, tandis que Mayotte cherche de nouvelles perspectives à l’international, notamment en renforçant ses liens économiques avec le Kenya.







