A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, la rentrée scolaire marque le retour à une réalité toujours aussi fragile. Après un mois de vacances, élèves et enseignants retrouvent des établissements sous tension, entre infrastructures dégradées, rotations persistantes et vigilance sanitaire renforcée après la détection d’un cas de mpox.
Sur le plan social et institutionnel, Mayotte reste en marge des grandes analyses européennes : son absence d’une étude d’Eurostat sur la pauvreté relance les critiques sur l’invisibilité statistique du territoire et ses conséquences concrètes en matière de politiques publiques.
La question carcérale s’impose également, avec les annonces du ministre de la Justice sur la fin des matelas au sol, qui se heurtent à la situation explosive de la prison de Majicavo, largement au-delà de toute norme nationale.
L’actualité est aussi marquée par un drame industriel à Kangani, où un ouvrier a perdu la vie lors d’une opération de maintenance, ravivant les interrogations sur la sécurité des sites de production à l’heure de l’industrialisation.
Côté société, Mamoudzou prolonge son recensement pour tenter d’obtenir des chiffres plus fiables, pendant que les faits divers rappellent la précarité de certains quartiers, avec un incendie à Cavani ayant mis des enfants en danger.
À l’international, les tensions sanitaires à Madagascar liées au mpox et les enjeux géopolitiques dans l’océan Indien trouvent un écho local. Enfin, la culture et l’économie offrent quelques respirations, entre la promotion de Mayotte au Salon de la plongée et le soutien aux auteurs mahorais pour faire émerger leurs récits. Une édition dense, reflet d’un territoire confronté à des défis structurels profonds.





