A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, l’actualité est marquée par une alerte sanitaire inédite avec la confirmation d’un premier cas de mpox sur le territoire. Importé de Madagascar, ce cas mobilise les autorités sanitaires, qui renforcent la vigilance aux frontières et dans les structures de soins.
Sur le plan économique, le journal met en lumière des réalités souvent invisibles : la gestion des déchets, largement financée par l’argent public, pèse de plus en plus lourd sur les finances locales, tandis que l’habitat informel continue de s’étendre, aggravant les risques d’inondation et générant des coûts environnementaux et budgétaires encore mal évalués.
Le développement touristique offre cependant quelques perspectives, avec une saison de croisières jugée dynamique et des retombées financières significatives pour l’île.
En politique, le sénateur Saïd Omar Oili interpelle l’État en dénonçant l’absence de réponses sur plusieurs dossiers clés de la reconstruction post-cyclone, symbole d’un malaise persistant dans la relation avec l’administration centrale. Les questions de sécurité restent également au cœur des préoccupations après une violente agression à la machette à Mirereni, au cours de laquelle les gendarmes ont été pris à partie. Le quotidien revient aussi sur les tensions autour de la pêche artisanale, coincée entre survie économique et protection du lagon, ainsi que sur la dépendance persistante de Mayotte aux énergies fossiles malgré un fort potentiel renouvelable.
Enfin, initiatives locales, formations et projets agricoles rappellent qu’au-delà des crises, le territoire cherche à construire des réponses durables et à préparer l’avenir.





