A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, l’actualité est dominée par la reconstruction et les grands choix structurels qui engagent l’avenir du territoire. À M’tsapéré, la destruction de la mosquée fragilisée par le cyclone marque le début d’un vaste projet de renaissance porté par les fidèles, symbole de résilience collective.
Autre dossier majeur : l’avenir du port de Longoni. À moins de neuf mois de la fin de la délégation de service public, le Département prépare une transition délicate afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement, alors que 95 % des marchandises transitent par cette infrastructure stratégique.
La mobilité reste également au cœur des préoccupations, avec le déploiement annoncé de lignes de bus, l’interconnexion avec les barges et la volonté de rééquilibrer l’activité administrative pour désengorger Mamoudzou.
Sur le plan institutionnel, Mayotte affirme désormais son identité de Département-région, une évolution saluée mais aussi questionnée, certains dénonçant un changement de nom sans véritable statut de droit commun. Le recensement de la population, censé refléter la réalité démographique, suscite de fortes tensions : élus et agents alertent sur des refus, des retards et des failles méthodologiques susceptibles de fausser les résultats.
À l’international, le silence de l’ambassade de France aux Comores sur la situation migratoire à Mayotte alimente l’incompréhension locale. Enfin, la culture n’est pas oubliée, avec un regard porté sur le banga, rite de passage aujourd’hui menacé, et des initiatives artistiques visant à réinventer l’image de Mayotte.
Une édition qui dessine les lignes de fracture et d’espoir d’un territoire en pleine transition.





