A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui. Somagaz célèbre ses 30 ans et inaugure un centre permettant de contrôler sur place les bouteilles de gaz après dix années d’utilisation. Jusqu’ici envoyées dans l’Hexagone, elles pourront désormais être requalifiées à Mayotte, avec cinq emplois directs et quinze indirects annoncés.
Le journal revient aussi sur l’aide gouvernementale aux carburants, portée à 100 euros pour les trois derniers mois de 2026. À Mayotte, où trois heures de bouchons peuvent engloutir jusqu’à cinq euros de carburant chaque matin, ce geste risque d’être rapidement effacé. Plus largement, le territoire reçoit environ 8 400 euros de transferts publics nets par habitant : moins que la Martinique, la Guyane ou La Réunion, malgré une pression migratoire qui étouffe les services publics.
Autre facture invisible, celle des tours d’eau. Packs, citernes, pompes, livraisons et pertes d’activité pèsent directement sur les familles et les entreprises, sans qu’aucune évaluation publique globale n’en mesure encore le coût.
À Pamandzi, huit mineurs ont été interpellés après des violences aux abords du lycée. Ils risquent sanctions scolaires, mesures éducatives et, selon leur âge et la gravité des faits, une peine de prison. Enfin, la reconstruction reste freinée par la pénurie de logements, la lourdeur des procédures et l’impossibilité d’assurer certains chantiers pourtant financés.









