A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui. À peine achevée, la cartographie des logements est déjà rattrapée par l’expansion des bidonvilles. De nouvelles cases en tôle apparaissent chaque jour sous l’effet de la pauvreté, de la pénurie de logements et de l’immigration clandestine. Une réalité mouvante qui fragilise le recensement et accroît la pression sur l’eau, les écoles et les services publics.
La brique de terre comprimée pourrait devenir un levier de reconstruction et de développement local. Produite à Mayotte, adaptée au climat et moins carbonée, elle peine encore à rivaliser avec le parpaing importé. Une évolution de l’octroi de mer pourrait soutenir cette filière financée par France 2030.
Sur le terrain sécuritaire, des dakous ont harcelé les gendarmes durant près de deux heures à Bandraboua, multipliant barrages et jets de pierres ou de fers à béton. Au lycée du Nord, la crise remonte jusqu’à Matignon : Anchya Bamana réclame des décisions et un calendrier précis.
Le parquet annonce aussi une réponse immédiate contre le braconnage des tortues. Tuer un animal protégé expose à trois ans de prison et 150 000 euros d’amende, tandis que les acheteurs de viande pourront être poursuivis pour complicité.
Enfin, la maladie d’Alzheimer apparaîtrait au moins dix ans plus tôt à Mayotte. Les spécialistes insistent sur le dépistage et le traitement de l’hypertension, facteur important d’AVC et de fragilisation du cerveau.









