A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui. À Koungou, les poids lourds de plus de 19 tonnes ont été contraints de faire demi-tour lors de la première journée d’application du nouvel arrêté municipal remplaçant celui annulé par la justice. Aucun procès-verbal n’a été dressé, mais les contrôles relancent le bras de fer autour de la RN1, axe essentiel à l’approvisionnement de Mayotte.
Au port de Longoni, la reprise par l’EPPCM se déroule dans le calme, mais à deux vitesses. CMAT charge 700 conteneurs vides sur le MSC Villa, tandis que Manuport suspend ses livraisons dans l’attente des assurances. La paralysie redoutée n’a pas eu lieu, mais cet obstacle doit être rapidement levé.
Le journal souligne aussi la faiblesse du réseau routier : Mayotte ne dispose que de 233 kilomètres de routes nationales et départementales. En ajoutant les voies communales, cela représente environ deux mètres de route par habitant, contre près de dix-neuf mètres au niveau national.
Au lycée du Nord, la grève se durcit. Les personnels demandent aux familles de garder leurs enfants à la maison, estimant ne plus pouvoir garantir leur sécurité. À l’ARS, les négociations avancent, mais une soixantaine d’agents restent mobilisés. Au tribunal, un homme de 52 ans a été condamné à cinq ans de prison pour l’agression sexuelle d’une fillette de 10 ans. Enfin, Thani Mohamed Soilihi défend une aide au développement conditionnée à la coopération des pays voisins contre l’immigration clandestine, sans réduire les moyens destinés à limiter les départs.







