A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, le futur chiffre de la population mahoraise s’impose déjà comme un débat politique et social majeur. Alors que les résultats du recensement exceptionnel de l’Insee sont attendus, l’hypothèse d’une population inférieure à 350 000 habitants suscite incompréhension et inquiétude chez ceux qui estiment que la pression quotidienne dépasse largement les données officielles.
L’économie locale reste également sous tension. Les opérateurs nautiques maintiennent leur ultimatum à l’Assemblée de Mayotte : faute d’avancées concrètes sur la reconstruction des pontons de Mamoudzou et Dzaoudzi, leur mobilisation du 6 juillet reste d’actualité.
Sur le front judiciaire, un procès pour viol sur mineure pourrait s’ouvrir sans l’accusé, possiblement remis en liberté avant l’audience. Une perspective douloureuse pour une victime qui attend depuis six ans que sa parole soit entendue. Dans le même contexte, la justice mahoraise recense ses dossiers de violences sexuelles à la demande du garde des Sceaux, après l’affaire Lyhanna, afin d’identifier les procédures les plus sensibles.
L’économie revient enfin avec le plaidoyer du président de l’Ordre des experts-comptables, reçu à Bercy pour défendre un alignement progressif des exonérations de charges à Mayotte. Côté santé, l’ARS accueille le Dr Marc Noizet comme directeur général adjoint, tandis que 7 500 collégiens mahorais affrontent leur premier examen national avec les épreuves du brevet.









