A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, les fragilités structurelles du territoire s’imposent au fil des pages. Les communes peinent à entretenir leurs routes, minées par les intempéries, le manque de moyens et des compétences souvent mal identifiées, au détriment des habitants et des services essentiels.
Sur le front judiciaire, la lenteur des procédures inquiète : le manque chronique de magistrats et de greffiers au tribunal de Mamoudzou allonge les délais et met à l’épreuve la confiance des justiciables.
Dans le monde économique, la radiation de Medef Mayotte par l’instance nationale provoque une onde de choc, son président contestant une décision jugée brutale et défendant la nécessité d’une représentation patronale locale.
Le social reste sous tension avec une fin de grève au CCAS de Pamandzi sans réel accord, tandis qu’un préavis chez le transporteur Matis fait planer la menace de perturbations à l’approche de la rentrée scolaire. Le pouvoir d’achat demeure une préoccupation centrale : l’État prolonge le blocage du prix de l’eau en bouteille pour contenir les effets post-cycloniques, pendant que la vie chère est décortiquée, révélant une chaîne de coûts plus qu’une succession d’abus.
Sur une note plus ouverte, Mayotte renoue avec le tourisme de croisière grâce à deux escales consécutives, test grandeur nature pour l’attractivité du territoire. Enfin, des initiatives citoyennes, culturelles et sanitaires rappellent qu’au-delà des crises, la société mahoraise continue de chercher des chemins d’apaisement, de dialogue et de reconstruction.





