Les personnels de l’école Abdourahamane Soilihi, à Mamoudzou, n’en ont pas cru leurs yeux en ouvrant l’établissement ce matin. Des salles de classe avaient été vandalisées et du matériel dérobé. Dans la salle 5, il ne reste notamment plus aucun ventilateur.
Les auteurs du cambriolage seraient entrés dans l’école par le toit, une hypothèse qui devra être confirmée par les constatations réalisées sur place. Ils s’en sont ensuite pris aux équipements installés pour améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves.

Au-delà du préjudice financier, cet acte provoque une profonde indignation. La commune de Mamoudzou consacre des moyens importants à l’équipement des écoles afin que les enfants puissent travailler dans des conditions acceptables, malgré la chaleur. En quelques minutes, des individus ont emporté du matériel payé par la collectivité et destiné aux plus jeunes.
Le plus révoltant reste la nature même de la cible. Cambrioler une école, c’est voler ses propres petits frères et petites sœurs. Ce sont les élèves et les enseignants qui devront désormais supporter des salles privées de ventilation, alors que les températures rendent déjà les journées difficiles.
Ces actes sont une honte et appellent une réponse rapide. Les équipements devront être remplacés, mais quand ? Une école devrait être un lieu protégé et respecté, jamais une cible pour ceux qui sacrifient l’avenir des enfants à quelques objets volés.







