Jugé en comparution immédiate ce lundi 23 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou, I.A, 22 ans, devait répondre de violences avec usage ou menace d’une arme en récidive, commises le 20 mars dernier dans le village de Passamainty.
Selon l’enquête, le prévenu aurait réclamé de l’argent à la victime, qui aurait refusé. Face au refus de ce dernier, une altercation éclate. L’accusé porte alors une gifle puis plusieurs coups de bâton à la tête, provoquant une chute au sol. La victime se voit ensuite arracher sa sacoche contenant 50 euros. Elle souffre de six jours d’incapacité totale de travail. Connaissant son agresseur, elle fournit aux policiers un signalement précis permettant une interpellation rapide.
À l’audience, le prévenu reconnaît avoir porté des coups, évoquant d’abord des insultes visant sa mère, avant de se rétracter et d’admettre avoir menti. Déjà condamné pour des faits similaires, son profil a pesé dans les débats. La partie civile a réclamé 3 000 euros pour préjudice moral ainsi que le remboursement de la somme dérobée.
Le parquet a dénoncé « une embrouille stérile entre deux individus qui se connaissent » et requis deux ans d’emprisonnement avec révocation du sursis et mandat de dépôt. La défense, assurée par Maître Kondé, a plaidé un sursis probatoire renforcé avec obligations de soins, estimant que l’incarcération ne constituait pas la solution.








