La Marine nationale est intervenue lundi 12 octobre, à près de 500 milles nautiques au sud de La Réunion, sur un pétrolier soupçonné d’arborer un faux pavillon. L’examen des documents a confirmé les doutes sur sa régularité, selon le communiqué officiel. Saisie, la procureure de Saint-Denis a demandé son déroutement vers un mouillage au large de l’île. Ses 21 marins restent à bord, sous surveillance militaire.
Quel pavillon arborait-il : comorien, malgache ou celui d’un autre pays ? Le communiqué ne révèle ni sa nationalité revendiquée ni son nom. Il n’établit pas non plus de lien avec Moscou.
La question se pose néanmoins dans le contexte des changements de pavillon utilisés par la flotte fantôme russe pour contourner les sanctions. Le registre comorien a été associé à ces pratiques. Des pétroliers ont également arboré les couleurs malgaches, mais Madagascar a signalé des immatriculations frauduleuses à l’Organisation maritime internationale en 2026.
Et les sanctions ? Elles ne frappent pas automatiquement un État qui accorde son pavillon. Elles peuvent toutefois viser les intermédiaires : le gestionnaire des registres comorien et gabonais a été sanctionné par l’Union européenne et le Royaume-Uni en 2025.










