En mer du Nord, un pétrolier appartenant à la « flotte fantôme » russe a été intercepté par les autorités belges avec l’appui de la Marine nationale française. Le navire naviguait sous un faux pavillon comorien, une pratique destinée à contourner les sanctions internationales visant Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine. Il a été escorté vers le port de Zeebruges, où il doit être saisi par les autorités belges.
Cette interception met une nouvelle fois en lumière les méthodes employées par la Russie pour poursuivre ses exportations de pétrole en dehors des cadres réglementaires internationaux. La « flotte fantôme » repose sur des navires immatriculés sous de faux drapeaux ou sans pavillon clairement identifié, exploitant les failles du droit maritime et l’insuffisance des contrôles.
Dans ce dossier précis, le faux pavillon comorien pose question. Il fragilise directement les engagements pris par le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, qui avait assuré vouloir mettre fin à ce type de pratiques. Les faits démontrent pourtant que ces déclarations restent sans effet concret, voire qu’elles n’ont aucune valeur concrète.
L’affaire intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, marqué par une recomposition rapide des alliances internationales. Les relations de plus en plus visibles entre Moroni et Moscou interrogent, d’autant plus que les Comores poursuivent leurs revendications sur Mayotte sur la scène diplomatique.
Au moment où le monde bascule dans une phase de déstabilisation accrue, la capacité des Comores à respecter leurs engagements internationaux et la lecture de ces choix par le Quai d’Orsay constituent désormais un sujet de préoccupation majeur pour les autorités françaises et les élus mahorais.







