Jugé en comparution immédiate pour l’agression d’un adolescent de 15 ans à Barakani, un homme a été condamné à trois ans de prison, dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans.
Les faits remontent au 26 février. Le jeune, parti faire des courses, est abordé par trois individus qui exigent son téléphone. « On va te poignarder », lui lancent-ils. Face à son refus, il est violemment frappé au sol. Les agresseurs s’emparent de sa carte bancaire et tentent d’effectuer des achats au Sodifram. Alertée, sa mère fait immédiatement opposition tandis que le père se rend sur place. Les suspects prennent la fuite.
À l’audience, le prévenu affirme : « C’est moi le leader. Les deux autres n’ont rien fait. » Il assure vouloir « assumer tout seul », les deux autres mis en cause étant mineurs. Déjà condamné pour des faits similaires et sorti de prison en novembre 2024, il comparaissait de nouveau pour violences et tentative d’escroquerie. Le procureur Guillaume Dupont a requis trois ans ferme, s’interrogeant sur « l’utilité de la peine ».
Le père de la victime décrit un adolescent « terrorisé », qui n’ose plus sortir et subit des moqueries au collège. L’avocat de la partie civile a évoqué « une génération d’enfants traumatisés ». Le tribunal a suivi en partie les réquisitions et accordé 1 000 euros pour le préjudice moral et 500 euros pour le préjudice physique.







