Un arrêté publié au Journal officiel du 15 février 2026 précise la répartition du produit issu du tarif de péréquation aéroportuaire de la taxe sur le transport aérien de passagers. Ce mécanisme de financement vise à soutenir les aérodromes dont l’exploitation est structurellement déficitaire, en particulier dans les territoires ultramarins, où les contraintes géographiques et économiques pèsent lourdement sur les coûts de fonctionnement.
La péréquation aéroportuaire repose sur un principe de solidarité nationale. Une part de la taxe acquittée par les passagers aériens est redistribuée entre les aéroports afin de garantir la continuité territoriale, la sécurité des infrastructures et le maintien des dessertes aériennes. Ce dispositif permet d’assurer un niveau minimal de service, indépendamment de la rentabilité commerciale des plateformes.
Pour Mayotte, l’arrêté fixe une part de répartition spécifique au bénéfice de l’aérodrome de Mayotte – Marcel Henry. Celui-ci se voit attribuer 2,401 % du produit national concerné par ce tarif de péréquation. Ce financement contribue au fonctionnement et à la sécurisation de l’unique aéroport du territoire, maillon essentiel de la mobilité des personnes, de l’approvisionnement et de l’accès aux soins spécialisés. Aucune enveloppe chiffrée globale n’est précisée dans l’arrêté. Le montant effectivement perçu par Mayotte dépendra du produit total de la taxe collectée au niveau national. Le texte fixe uniquement une clé de répartition, qui détermine la part revenant à chaque aérodrome éligible.
Dans un territoire fortement dépendant du transport aérien, ce financement constitue un levier stratégique pour garantir la continuité des liaisons, la sécurité des installations et le maintien d’un service public aérien adapté aux besoins de la population mahoraise, reste que le prix des billets d’avion reste un frein incontestable de la mobilité, les taxes aéroportuaires représentent d’ailleurs une part considérable dans la constitution du prix des billets.








