« Cette nuit, certains ont tenté d’intimider le dispositif que nous allions mettre en place, par des barrages, par de la violence assez forte. […] Je voudrais dire à tous ceux qui pensent nous intimider pour que nous ne conduisions pas ces opérations : ça ne fonctionnera pas », a déclaré le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, ce jeudi matin à Kahani. Le représentant de l’État assistait à son premier décasage depuis sa prise de fonction en début de semaine.
Durant la nuit, plusieurs barrages ont été installés dans le secteur afin de tenter de perturber l’opération. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour sécuriser les accès. « Un gendarme a été assez gravement blessé puisqu’il a pris un fer à béton dans le bras », précise le préfet. Malgré ces tensions, les autorités ont finalement procédé à la destruction de 151 cases en tôle.
Le site accueillait autrefois jusqu’à 450 personnes, mais seules quelques-unes étaient encore présentes au moment des démolitions. Une permanence avait auparavant été organisée avec le CCAS de Ouangani pour proposer des solutions de relogement. Selon le préfet, environ 40 personnes vulnérables ont pu être prises en charge.
Le maire de Ouangani, Issoufi Madi, rappelle que cette opération était envisagée depuis 2023 pour des raisons sanitaires. Plusieurs reports avaient retardé le projet. À terme, un plateau sportif devrait être aménagé sur cette zone. Pour l’élu, ce futur équipement doit permettre « à la jeunesse de Kahani de s’épanouir ».










