Un mouringue organisé dans un village a dégénéré en scène de violences, entraînant la dispersion des participants et l’intervention rapide des gendarmes. Au cœur du dossier, non seulement les coups échangés, mais surtout leur captation et leur diffusion sur les réseaux sociaux.
Sur place, les militaires interpellent un homme muni d’un trépied et de deux téléphones portables. Il a filmé la scène avant de la publier en ligne. Lors de son audition, il se présente comme influenceur et reconnaît les faits. Il explique produire du contenu pour ses réseaux, sans contester avoir enregistré puis diffusé les images.
Or, filmer et relayer des violences constitue une infraction pénale, le « happy slapping ». La diffusion participe à l’exposition des victimes et prolonge l’impact des faits au-delà de la scène initiale. Présenté devant le tribunal en comparution immédiate, le prévenu a été condamné à un an de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Durant cette période, il devra respecter les obligations fixées par la justice, sous peine d’exécution de la peine.

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