L’image a saisi les automobilistes qui circulaient tôt dans la matinée près de la rivière Ourovéni. Sous le pont, une silhouette humaine était allongée, entièrement recouverte d’une couverture blanche. Craignant de découvrir un corps sans vie, plusieurs conducteurs ont immédiatement prévenu les forces de l’ordre.
À leur arrivée, les policiers municipaux ont heureusement constaté que la personne était vivante. Elle avait simplement passé la nuit sous l’ouvrage, exposée au froid et à l’humidité, avec cette couverture pour seule protection.
On ne connaît ni son identité ni les circonstances qui l’ont conduite à trouver refuge sous ce pont. Cette scène témoigne néanmoins d’une détresse devenue de plus en plus visible à Mayotte. Derrière les chiffres de la précarité se trouvent des femmes et des hommes qui dorment dehors, parfois dans des conditions particulièrement difficiles.
La silhouette aperçue à Ourovéni n’était heureusement pas celle d’une victime. Mais cette nuit passée sous un pont rappelle l’urgence de repérer et d’accompagner les personnes les plus fragiles avant qu’un drame ne survienne.







