Pour janvier 2026, l’État verse près de 8 millions de dotation globale garantie issue de l’octroi de mer aux communes de Mayotte. À Mamoudzou, Pamandzi, Sada, Acoua et partout, ces crédits illustrent le lien étroit entre trafic portuaire, fiscalité à l’import et capacité à financer des services publics locaux utiles.
Un pilier budgétaire pour les communes mahoraises
L’octroi de mer à Mayotte n’est pas qu’un impôt technique, c’est une ligne de vie budgétaire pour les communes. Dans un arrêté du 9 février 2026, le préfet fixe le versement de la dotation globale garantie sur l’octroi de mer. Il concerne le versement pour le mois de janvier 2026. Les recettes constatées par la direction régionale des finances publiques sont arrêtées à 9 875 662,46 €. Et le montant à reverser aux communes au titre de cette dotation s’établit à 7 932 970,39 €.
Comment est réparti l’octroi de mer à Mayotte ?
Le même arrêté préfectoral précise la répartition communale de l’octroi de mer à Mayotte pour janvier 2026 :
- Mamoudzou reçoit 1 846 002,21 €, première dotation du tableau
- Pamandzi se voit attribuer 297 486,39 €
- Sada obtient 309 385,85 €
- Acoua bénéficie 217 363,39 €, à titre d’exemple
Ces montants sont versés selon les écritures mentionnées par le document. Ils rappellent le rôle structurant de cette ressource dans des budgets locaux soumis à des besoins massifs.
Un rendement lié à l’activité portuaire
Parce que l’octroi de mer est perçu sur les marchandises importées, son rendement dépend, par nature, de l’activité d’entrée sur le territoire. À Mayotte, l’approvisionnement passe largement par le port. Toute hausse durable des volumes importés est susceptible d’augmenter les recettes et donc les crédits disponibles pour les communes. Le développement de l’activité portuaire peut alors jouer sur deux tableaux. D’un côté, davantage de flux, de manutention et de services logistiques peuvent créer des emplois et irriguer l’économie locale. De l’autre, une économie plus tournée vers l’import peut aussi peser sur la régulation des prix via les coûts de transport et de stockage, dans un contexte insulaire déjà exposé.
Transformer la recette fiscale en services publics utiles
Pour les maires, l’enjeu est surtout de transformer ces recettes fiscales en services publics. Les attentes restent immenses, notamment dans :
- Le périscolaire
- Le sport
- L’accompagnement des publics fragiles, comme les personnes âgées et les jeunes
La dotation globale garantie versée chaque mois ne règle pas, à elle seule, les retards accumulés. Elle peut offrir toutefois un levier concret si elle s’inscrit dans une stratégie d’investissement et de fonctionnement capable d’élever la qualité des services de proximité.
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