Bonne nouvelle pour les agriculteurs ultramarins. Après plusieurs semaines d’incertitude, le Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI) est maintenu dans sa version actuelle pour la prochaine période budgétaire européenne 2028-2034. Une décision qui garantit la pérennité de ce dispositif essentiel pour les exploitations agricoles de Mayotte et des autres territoires d’outre-mer.
À l’Assemblée nationale, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a mis en avant la mobilisation du gouvernement pour défendre ce dossier à Bruxelles. Dès les premières propositions de la Commission européenne, qui faisaient peser un risque sur ces aides, le Premier ministre est intervenu directement auprès de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Aux côtés de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard et du ministre chargé de l’Europe Benjamin Haddad, Naïma Moutchou a ensuite multiplié les échanges avec les commissaires européens, les États partenaires et les députés européens.
« Derrière le POSEI, il y a des femmes et des hommes qui produisent, qui cultivent, qui travaillent et qui créent de l’emploi malgré les contraintes de l’insularité et de l’éloignement », a rappelé la ministre.
La bataille n’est toutefois pas terminée. Si le règlement est désormais sécurisé, le gouvernement poursuit les négociations afin d’obtenir une revalorisation de l’enveloppe financière du POSEI, gelée depuis près de dix ans malgré l’augmentation des coûts de production. Un enjeu majeur pour l’avenir de l’agriculture mahoraise.

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