Alors qu’un premier cas de Mpox a été confirmé, le médecin conseil de l’ARS, le docteur Morel, a apporté des précisions. La maladie ne circule pas sur le territoire. « Il n’y a pas de transmission à Mayotte », indique-t-il, précisant que « la personne va bien ».
Face aux retours de vacances, notamment depuis Madagascar, la vigilance reste de mise. « Notre stratégie est de limiter le plus possible l’introduction de la maladie. À l’arrivée à Mayotte, il y a des agents du contrôle sanitaire aux frontières qui sont présents pour toutes les arrivées des vols en provenance de Madagascar. », explique-t-il
Un contrôle visuel est mis en place à l’arrivée, avec le relevé des numéros de téléphone et des fiches de traçabilité, complétés par l’envoi de SMS aux voyageurs les invitant à contacter le système de santé en cas de symptômes. C’est par ce biais que le premier cas s’est signalé. Le délai entre le contact et l’apparition des symptômes varie de cinq à vingt-et-un jours. Tant qu’il n’y a pas de signes, il n’y a pas de risque de transmission.
« La manifestation principale est l’atteinte de la peau et de la muqueuse », explique le docteur. Le Mpox est une maladie connue depuis longtemps et ne provoque pas de décès « dans les conditions d’un système de soins moderne et efficace ». La transmission s’effectue par contact direct avec les lésions ou les muqueuses, mais aussi indirectement via des objets contaminés. Un vaccin existe et les personnes identifiées comme contacts ont aussi été vaccinées. Le médecin rappelle enfin : « on se lave les mains et on évite les contacts directs ».




