Victimes de leur succès, les ruptures conventionnelles individuelles changent de cap, y compris à Mayotte. À force de se multiplier, le dispositif pèse de plus en plus lourd sur l’assurance chômage, et le gouvernement cherche désormais à en reprendre le contrôle en incitant les sortants à retrouver plus rapidement un emploi.
Le 25 février 2026, le gouvernement et les partenaires sociaux se sont accordés sur un durcissement des règles. Les salariés de moins de 55 ans concernés par une rupture conventionnelle pourraient être indemnisés jusqu’à 15 mois. La durée passerait à 20,5 mois pour les plus de 55 ans, avec des adaptations pouvant aller jusqu’à 30 mois dans certains cas en outre-mer. À Mayotte, les seniors s’en sortiraient un peu mieux que les autres.
Le gouvernement cherche à réduire le coût du dispositif tout en accélérant le retour à l’emploi, notamment à travers un accompagnement renforcé par France Travail.
En 2024, plus de 515 000 ruptures conventionnelles ont été homologuées en France, confirmant l’installation durable de ce mode de sortie du CDI.
À Mayotte, où le marché du travail reste particulièrement tendu, cette réforme pourrait avoir des effets concrets. Moins de temps indemnisé signifierait une pression plus forte pour retrouver un emploi dans un environnement où les opportunités restent limitées.
Le projet de loi doit désormais être examiné par les parlementaires au mois d’avril.







