Après plusieurs nuits de tensions, les forces de l’ordre ont repris l’initiative à Mamoudzou. Jeudi, une vaste opération menée par la police nationale, avec l’appui du RAID et de la gendarmerie mobile, a visé les secteurs de Kawéni et Tsoundzou, où les violences s’étaient multipliées ces derniers jours.
La nuit précédente, des individus avaient installé des barrages enflammés à Tsoundzou, paralysant la circulation. Les policiers, pris à partie par des jets de pierres, ont été contraints d’intervenir. Deux fonctionnaires ont été blessés : l’un à la main lors d’une interpellation, l’autre souffre de côtes fêlées après avoir reçu un projectile. Ces affrontements s’inscrivent dans la continuité des incidents survenus le week-end dernier à Kawéni, où des barrages avaient déjà été érigés sur la route nationale.
En réponse, les forces de l’ordre ont lancé une opération d’ampleur afin de reprendre le contrôle de ces secteurs considérés comme sensibles. Au total, une quinzaine de personnes ont été interpellées, dont douze à Kawéni. Plusieurs autres arrestations ont eu lieu à Tsoundzou.
Autre évolution notable : des parents de mineurs impliqués dans ces violences ont été placés en garde à vue pour s’être soustraits à leurs obligations parentales. Une procédure de plus en plus utilisée lorsque des adolescents participent à des faits de violences urbaines.
À travers cette démonstration de force, les autorités affichent leur volonté de ne pas laisser s’installer des zones échappant au contrôle de l’État. Les suites judiciaires devraient être précisées prochainement par le parquet de Mamoudzou, qui pourrait confirmer les qualifications retenues contre les personnes interpellées.







