Les secondes Assises de la sécurité et de la citoyenneté se sont achevées après quatre jours d’ateliers, de visites de terrain et d’échanges entre institutions, associations et habitants. Pour Ambdilwahedou Soumaïla, maire de Mamoudzou et organisateur de l’événement, la forte participation témoigne de l’épuisement des Mahorais face aux violences quotidiennes.
L’élu rappelle que la sécurité relève d’abord de l’État, mais estime que celui-ci ne pourra agir seul. Communes, familles, associations et société civile doivent participer à la réponse. Les propositions formulées seront désormais regroupées dans un plan d’action qui pourrait être présenté dans un ou deux mois.
Le maire souhaite surtout éviter les faiblesses des précédentes assises, dont plusieurs préconisations n’avaient pas été suffisamment suivies. Il propose des bilans tous les trois ou six mois, ainsi qu’un travail en réseau entre les 17 polices municipales et les centres communaux d’action sociale. L’objectif est de mieux partager les informations et d’anticiper les déplacements de groupes violents entre les communes.
Ousseni Ben Issa, président de l’Assemblée de Mayotte, défend pour sa part une réponse à deux niveaux : sanctionner les auteurs, mais aussi empêcher le passage à l’acte. Éclairage public et vidéoprotection sont évoqués, tout comme la formation, l’emploi et l’accompagnement des jeunes.
Les synthèses doivent maintenant être analysées. Le véritable bilan de ces assises dépendra moins des discours prononcés que des mesures effectivement financées, appliquées et évaluées.









