Quatre ans après les faits, l’affaire du tir mortel de Tsararano sera jugée lundi et mardi devant la cour d’assises de Mamoudzou. Les jurés devront retracer le déroulement d’une interpellation qui s’est achevée par la mort d’un homme de 37 ans, recherché dans plusieurs affaires criminelles, notamment pour des viols sur mineurs de 8 et 9 ans dans le quartier Bonovo à M’Tsapéré ; et déterminer si l’usage de l’arme par un policier était légal.
Le 13 juillet 2022, les policiers de la brigade anticriminalité interviennent à Tsararano, dans la commune de Dembeni, pour interpeller le suspect. Selon les premiers éléments communiqués par le parquet, celui-ci se porte plusieurs coups de couteau à l’abdomen dès l’arrêt de son véhicule. Les fonctionnaires tentent de le désarmer, mais l’homme aurait ensuite dirigé son arme vers eux, blessant un policier au bras. Face à cette menace, un fonctionnaire ouvre le feu.
Le suspect succombe à ses blessures malgré l’intervention des secours. Une enquête est aussitôt ouverte afin de déterminer si les conditions légales de l’usage de l’arme étaient réunies.
Durant deux jours d’audience, témoignages des policiers, expertises médico-légales, analyses balistiques et audition du directeur d’enquête devront permettre à la cour de reconstituer les faits. Les jurés devront dire si le tir relevait de la légitime utilisation de la force ou d’une infraction pénale.







